Bout_horiz_01_M_poude_layer

Jusqu’au bout

©Angelo Barsetti

Auteur : Luc Tartar
Mise en scène : Eric Jean

Distribution : Claudia Chillis-Rivard, Samuel Décary, Steven-Lee Potvin, Christian Rangel et Anka Rouleau

Une création du Théâtre Bluff en coproduction avec Le Grand Bleu, en collaboration avec MOMIX, Les Coups de Théâtre, le Réseau Résonances, la Maison Théâtre, le Théâtre de la Ville de Longueuil et La Minoterie de Dijon.

LUC TARTAR ET ERIC JEAN, UN DUO D’ARTISTES INCOMPARABLES

En 2009, le Théâtre Bluff, crée le spectacle S’embrasent, un texte de l’auteur français Luc Tartar mis en scène par le metteur en scène québécois Eric Jean. Cette production connait un succès retentissant, tant au Québec qu’en Europe francophone, et est jouée plus de 200 fois.

La rencontre entre ces deux créateurs, s’avère une révélation. D’emblée, Luc Tartar retrouve en Eric Jean un metteur en scène capable de se saisir de sa dramaturgie campée dans le poétique et, Jean, quant à lui, découvre, dans l’écriture de Tartar, un matériau riche et ouvert, permettant le déploiement de sa méthode de travail. Leur complicité a été si riche que le Théâtre Bluff a eu envie de les réunir à nouveau. 10 ans plus tard, afin de leur permettre de poursuivre le développement de leur langage artistique commun, avec l’idée de créer une oeuvre qui traite d’engagement.

OÙ LE MONDE D’AUJOURD’HUI S’INVITE À TABLE…

Ecrire, créer dans un temps d’incertitudes, de montée des extrémismes et du repli sur soi…

Des milliers de gens fuient la guerre de Syrie et d’Irak, prennent la mer, prennent les routes, Trump sera vraisemblement réélu président des Etats-Unis, et dans plusieurs pays l’extrême droite est aux portes du pouvoir : la situation politique, écologique, économique et sociale du monde nous oblige et plus que jamais il nous faut être sincères avec nous-mêmes. Comment ne pas tenir compte du monde qui nous entoure alors que nous développons ce projet sur l’engagement?

Pour autant, il n’est pas question de focaliser sur une vision sombre de l’avenir. Eric Jean rappelle comme le spectacle S’Embrasent “fait du bien”et sur l’importance de retrouver cette alchimie. Je suis d’accord avec lui, Nous allons notamment nous adresser aux adolescents, qui se prennent certes la violence du monde en pleine face et y répondent parfois par des comportements à risque et autres fuites en avant, mais qui sont mobilisés individuellement et collectivement, prêts à prendre leur part à la construction d’un monde meilleur, pour eux-mêmes et pour l’humanité.

Comment vivre, sans un total engagement de soi, implication du corps et de l’âme?

TRAVAILLER AVEC DES ADOLESCENTS ET DES AÎNÉS, LES INTERROGER SUR LEUR VISION DES CHOSES…

Le Théâtre Bluff et Le Grand Bleu nous ont proposé de rencontrer des adolescents de part et d’autre de l’Atlantique, et de les interroger sur leur vision de l’engagement. Qu’est-ce que ce mot signifie à leurs yeux, en ce début de vingt-et-unième siècle ? Quels engagements revendiquent-ils ? Quels engagements fuient-ils ? En quoi les engagements d’aujourd’hui sont-ils différents de ceux d’hier ? L’engagement amoureux a-t-il encore un sens ? Nous avons posé les mêmes questions à des groupes d’aînés afin de susciter le dialogue entre les générations et de confronter les approches et les points de vue. Ces ateliers se sont déroulés en amont de l’écriture de la pièce, ont permis de nourrir nos imaginaires et de lancer les bases du travail d’écriture dramaturgie et scénique.

EN GUISE DE SYNOPSIS…

A l’ouverture d’un chantier, on découvre sur un terrain vague deux squelettes enlacés. La nouvelle de cette découverte exceptionnelle parcourt le monde et soulève l’enthousiasme de la communauté archéologique internationale et celui de la foule qui se rassemble spontanément autour du chantier. L’onde de choc vient toucher au cœur cinq personnages dont la vie va se trouver bouleversée par l’événement. Chacun d’eux va retrouver ses racines, son histoire, son humanité, et le goût d’être debout, pour soi-même et pour les autres. Jusqu’au bout.

Luc Tartar

Mot du metteur en scène

Bien que les répétitions ne soient pas encore entamées, plusieurs idées de mise en scène me traversent l’esprit, m’habitent. L’écriture de Luc Tartar propose une musicalité que je souhaite mettre en relief. C’est pourquoi je me suis entouré d’une équipe d’interprètes qui soit en mesure de créer en quelque sorte une partition musicale. Certains jouent d’un instrument, d’autres sont des chanteurs. Mon but n’est pas de créer une comédie musicale, mais bien de faire résonner l’écriture de Luc par différents moyens. Dans mon équipe, j’ai la chance d’avoir deux acteurs qui jouent de la batterie. J’imagine un « battle » de percussions, où les acteurs se lancent des répliques à la volée ou se répondent par des coups de tambour. Une attention sera aussi portée à l’expression corporelle sur scène. Sans pour autant verser dans la danse, je suis intéressé à comment les corps des interprètes peuvent raconter ou poursuivre un récit, une intention. Finalement, il y aura de l’intégration vidéo dans le spectacle, non pas pour illustrer directement l’histoire, mais pour cohabiter en parallèle du récit, sous la forme de métaphores.

Eric Jean

L’AUTEUR ET LE METTEUR EN SCÈNE

Luc Tartar

Auteur dramatique français, romancier, il est boursier du Ministère de la Culture, du CNL, de la région Île-de-France et de l’association Beaumarchais-SACD.
Il consacre une bonne part de son travail à l’écriture de pièces de théâtre, pour tous les publics, à voir en famille, dès l’enfance ou dès l’adolescence : En voiture Simone, S’embrasent, Roulez jeunesse !, Les yeux d’Anna, Mutin !, Ayam, Nathan Nathan, Trouver Grâce, En majuscules, Madame Placard à l’hôpital…Ses pièces sont régulièrement jouées, en France et à l’étranger (Allemagne, Suisse, Québec, Mexique, Argentine…). Luc Tartar mène de nombreux ateliers d’écriture auprès des enfants et des adolescents. Il a notamment animé, pendant trois ans, une résidence numérique auprès de dix classes du Grand Lyon. Ses textes sont traduits en anglais, allemand, espagnol, serbe, roumain, polonais et persan.

 

Eric Jean

Eric Jean est l’un des metteurs en scène québécois les plus singuliers de sa génération. Il a été directeur artistique et général du Théâtre de Quat’Sous à Montréal de 2004 à 2016. Metteur en scène prolifique et inventif, occasionnellement comédien, il est connu et apprécié pour sa grande implication auprès de la relève, tant dans l’enseignement qu’au niveau professionnel. Sa méthode de création, axée sur les improvisations dirigées, le travail en parallèle avec l’auteur et l’environnement scénique comme point de départ à la construction de ses spectacles, a fait sa marque et sa réputation.
Figurent parmi les spectacles les plus marquants de sa carrière, Hippocampe, écrit en collaboration avec Pascal Brullemans, et couronné du Prix de la critique en 2003 et Chambre(s) écrit avec Pascal Chevarie en 2009. À cela s’ajoutent Corps étrangers/Cuerpos extranos (2005), spectacle d’abord crée au Mexique et ensuite présenté au Québec, écrit en collaboration avec Pascal Brullemans, Opium_37 (2009-2011), écrit en collaboration avec Catherine Léger, S’embrasent (2009-2017) et En découdre (2011) de Luc Tartar, Le ventriloque (2012), de Larry Tremblay, Survivre (2013) d’Olivier Kemeid, Testament de Vickie Gendreau (2014), Variations sur un temps de David Ives (2015), Le Joker (2016) de Larry Tremblay ainsi que Dance Me / Musique de Leonard Cohen, un spectacle de la compagnie de renommée mondiale BMJ Danse (Ballets jazz de Montréal).

 

LA RENCONTRE DE L’AUTEUR ET DU METTEUR EN SCÈNE AVEC DES ADOLESCENTS À LAVAL (QUÉBEC)

Une vidéo réalisée par Sandrick Mathurin

 

Durée
75 minutes

Jauge recommandée
400

Public cible
14 ans et +

Directrice de production et directrice technique
Kathleen Gagnon

Assistance à la mise en scène
Chloé Ekker

Scénographie
Pierre-Etienne Locas

Éclairage
Cédric Delorme-Bouchard

Environnement sonore
Simon Gauthier

Conception Vidéo
Julien Blais

Costume
Jeanne Dupré

Codirection artistique et générale
Mario Borges et Joachim Tanguay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©Arno Gisinger

©Simon Duhamel

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *