Les Maux-Dits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Isabelle Hubert

préambule

La pandémie que nous traversons a fragilisé l’équilibre et la santé mentale de bon nombre de personnes et a contribué à leur exclusion. Interpellé par cette situation préoccupante le Théâtre Bluff a décidé de développer le projet de médiation culturelle « Les Maux-Dits », qui se déploiera sur deux ans et qui s’appuiera, sur le slam (poésie orale rythmée), l’art visuel et la rencontre avec l’autre.  

L’objectif est de permettre l’expression sur des problématiques de santé mentale telles que la dépression, le mal de vivre, la détresse, tout en valorisant le potentiel de chacun et l’importance de l’autre pour sortir de l’ombre, briser l’isolement et l’exclusion.  L’initiative s’inscrit dans le cadre de la prochaine création du Théâtre Bluff, ROSE, qui aborde les mêmes thèmes. 

les maux-dits – an 1

À l’hiver 2022, la compagnie va inviter deux groupes de citoyens en situation de vulnérabilité; 10 jeunes du Centre de réadaptation de Laval et 10 ainés, demeurant dans une résidence pour personnes âgées (RPA), à s’exprimer, sur les défis qu’ils rencontrent dans leur quotidien et qui peuvent représenter des freins à leur épanouissement, à leur santé physique et mentale.  

  Les mots, plus précisément sous la forme du «Spoken word»; pratique poétique rythmée, seront le fil conducteur des ateliers artistiques animés par un.e artiste slameuse.  

les ateliers culturels

Les ateliers se déploieront à partir des questions suivantes : Qu’est-ce qui est essentiel dans votre vie? Qu’est-ce qui crée le désir de vivre? Comment ce désir peut-il s’effriter? Quelle place occupe la rencontre avec l’autre dans votre vie? Quelle est la place du rêve, de l’autre, de la poésie dans votre vie? De quelles façons exprimez-vous vos émotions? 

  En parallèle des ateliers, les ados et les aîné.es seront invités à entretenir une correspondance intergénérationnelle qui favorisera l’expression et l’ouverture aux autres.  

 Chaque groupe bénéficiera de 7 ateliers de deux heures animés par Sarah Khilaji; artiste slameuse et en présence d’un.e intervenant.e social.e. Les participants expérimenteront l’écriture d’un slam pour finalement chacun en créer un. 

L’événement culturel  

Les 20 slams ainsi créés feront l’objet d’un montage par la slameuse professionnelle qui créera également un slam. Ces « Maux-Dits » seront ensuite portés sur scène par des artistes professionnels lors d’un événement rassembleur qui viendra conclure l’An 1. Un court documentaire réalisé durant les ateliers artistiques sera également présenté.

Les maux-dits – an 2 

Le Théâtre Bluff souhaite s’appuyer sur la réflexion menée en l’An 1 et la pousser plus loin, avec un groupe mixte constitué cette fois-ci de jeunes à risque de décrochage scolaire et de personnes vivant un problème de santé mentale afin d’aller à la rencontre des citoyens lavallois en exposant les mots de tous les participants sur les murs de la cité lors d’une manifestation artistique d’envergure Mur-Mûr déployée au centre-ville en juin 2023. 

les collaborateurs

An 1 - Sarah Khilaji – slameuse

Crédit photo

Crédit photo: Youssef ShoufanSlameuse, médiatrice culturelle et intervenante psychosociale, Sarah Khilaji est une passionnée des mots et de la parole quand il s’agit de s’en servir pour dénoncer, sensibiliser, réclamer et exorciser. Après plusieurs années comme intervenante dans des milieux communautaires, elle a décidé de se réorienter vers les arts afin de tenter d’en faire son pain quotidien. Ses tentatives n’ont pas été vaines puisqu’elle a été invitée à collaborer, travailler et/ou performer sur de nombreux projets dans la dernière année, dont les 1e et 2e édition de Slam ton Festival dans le Bas-Saint-Laurent, les 9e et 10e éditions de la Rue de la Poésie, un projet de slam-vidéo, avec le Forum Jeunesse de l’Île de Montréal afin de mettre en mots la parole d’une quarantaine de jeunes sur leur année de pandémie, un projet de médiation culturelle et  anthropo-artistique intitulé Hochelag’, 8h49, et bien d’autres encore. Elle donne, depuis août 2021 et pour les trois années à venir, des ateliers d’écriture et de création auprès de jeunes vivant en HLM en partenariat avec l’Office Municipale d’habitation de Montréal et fait partie du conseil d’administration de l’organisme culturel MTLShowcase.

An 2 - Gabrielle Bélanger - Arts visuels

Crédit photo:  Émilie Dumais

Originaire de la Mauricie, Gabrielle Bélanger possède un parcours académique en arts visuels, en service social et poursuit actuellement des études en sexologie. Membre active
d’Engramme, elle développe avec le centre de multiples projets de recherche et de médiation culturelle. Elle est l’artiste derrière La Carriole (2018), l’atelier de sérigraphie mobile qui va à la rencontre des gens dans les rues de la capitale. Maintes fois boursière du CALQ puis de Première Ovation, elle cumule les résidences dans différentes communautés puis dans divers centres d’artiste (La Bande vidéo, Atelier Imago). Son travail est diffusé dans le cadre d’exposition solo (Engramme, Presse Papier) puis lors d’interventions hors les murs et de performances. Elle a réalisé cette année son premier film,
Statement, puis a fondé les collectifs INTERSTICES (arts multi, Réparer l’Apocalypse), puis BÉLANGER-SACY (arts littéraires, Il y a quelque chose de la guérilla). Ses estampes font partie
des collections d’Engramme, de la Bibliothèque Gabrielle-Roy et de la BAnQ.